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Projet : vue depuis la place du Capitaine-Glarner.

Le futur édifice se précise

Mosquée
Le 29 juin, l’association Essalame s’est réunie pour discuter de l’avancée du projet de construction du lieu de culte.

La salle Barbara était comble pour la dernière réunion sur le projet de la future mosquée à l’entrée des Docks. Plus de 80 personnes étaient venues assister à la présentation du projet architectural, en présence de la maire et d’élus de la Ville – Paul Planque, premier adjoint, François Giunta, adjoint aux cultes, Henri Lelorrain, Karim Bouamrane et Ndeye Fatou Kébé.
« Nous avons déjà récolté 1 287 242  euros uniquement grâce aux fidèles, a souligné l’Imam Benali, qui a tenu à présenter publiquement le plan de financement. Il faut continuer. Les dons sont essentiels. » Le rachat des deux lots sur lesquels sera construite la mosquée – un terrain et un bâtiment en copropriété avec la mairie – coûtera à Essalame, après négociations avec la Ville, un peu plus d’un million d’euros. La construction de la nouvelle mosquée, quant à elle, coûtera au moins 4,6  millions d’euros.
Jacqueline Rouillon a réitéré son soutien au projet en précisant que la Ville avait consenti un effort financier maximum dans les limites de la loi sur l’édification de lieux de culte. Le permis de construire devrait être obtenu début 2013, pour des travaux qui dureraient environ deux ans.
A l’issue d’un concours organisé l’an dernier, un jury composé d’élus de la Ville, de la Région et du conseil régional du culte musulman a choisi le projet de l’agence d’architectes ADL. Il prévoit une salle de prière de 600  m2 au rez-de-chaussée et un deuxième espace de prière de 280  m2, réservé aux femmes, à l’étage. La mosquée comprendra également un espace culturel et des commerces.
Si les associations jusque-là critiques sur les questions de transparence – Amana et le Collectif musulman de Saint-Ouen notamment – ont décidé finalement de s’associer au projet, la réunion a été perturbée par une polémique sur la signature d’un premier contrat avec un autre architecte, un temps pressenti pour réaliser l’équipement. L’imam Benali a tenu à discuter avec lui pour ne pas retarder le projet.
La volonté de l’association Essalame d’avancer avec la Ville reste entière. Un projet de protocole et une promesse de vente sont prévus à la rentrée.

Auteur: 
Béatrice Catanese