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Retrouvailles. Fête de l’école Mandela le 15 juin. Une chorale, une estrade, des parents et des enseignants. Seuls les micros étaient tendus…

Rendez-vous à la fête d’école, vous serez surpris

Réussite scolaire
Tout au long de l’année, les élèves des écoles maternelles et élémentaires ont pris part à différents projets pédagogiques. Le contenu, les objectifs ont été élaborés en partenariat avec l’Education nationale. A la fête d’école, vos enfants vont mettre en partage ce qu’ils ont aimé.

Citoyenneté. L’école primaire Zola reçoit ses correspondants de Villiers-Saint-Frédéric (Yvelines). Ensemble, ils découvrent la mairie et posent leurs questions au conseiller municipal Roger Guérin.

 

 

Epanouissement. Découverte de l’opéra à Jules-Vallès, du théâtre à Bachelet, et de la musique dans toutes les écoles en partenariat avec le conservatoire municipal.

 

 

Apprentissage. Décliner les saisons, savoir lire l’heure. A la maternelle Anatole-France (photo), comme à Paul-Langevin,  la maîtrise du temps a donné lieu à un patient travail.

 

 

Créativité. En partenariat avec l’école municipale des beaux-arts, une fresque fantastique à l’école Robespierre et une exposition au Château nourrie par le travail des enfants de Mandela, Joliot-Curie, Zola et une classe du collège Joséphine-Baker. Pour la deuxième année consécutive, la Fondation Rotschild participe à ce projet.

 

Attention ! La musique entre les oreilles peut mener très loin. En primaire, vingt-trois classes ont travaillé chaque semaine avec un intervenant du conservatoire municipal. Une séance au cours de laquelle les élèves – et leurs enseignants parfois – ont appris à déchiffrer les portées musicales, découvert le vibrato de leurs cordes vocales ou pris dans leurs mains un instrument de musique. Ce rendez-vous régulier a surtout permis à la classe de fonctionner comme un groupe : on s’est écouté les uns les autres, on a respiré d’un même souffle, on a respecté les consignes pour jouer ensemble, on a pris plaisir à suivre le rythme. « Ca vient d’eux, je les ai simplement accompagnés », a dit aux parents Isabelle Morin, professeur de chant, lors du spectacle sur l’abolition de l’esclavage fin mai à l’école Paul-Langevin. Avant de partir en vacances, toutes les classes montreront le chemin parcouru sous la forme d’un petit spectacle. « Cette restitution est importante, s’enthousiasme Nicole Amédro, adjointe au maire à l’enfance et à l’enseignement. Pour les enfants bien sûr, mais aussi pour les parents, les enseignants et les élus. Quand l’école est en difficulté, tout le mode doute. Faut-il se borner à enseigner les maths et le français ? Je ne le crois pas. Tout ce travail montre qu’il faut au contraire s’ouvrir pour favoriser l’apprentissage. »
Et prenez garde aux pinceaux ! Mélangés à de la couleur, sous l’impulsion de deux anciens étudiants des Beaux-Arts, ils pourraient bien transformer les murs d’une école en un lieu follement imaginaire. C’est ce qui vient d’arriver à la maternelle Zola-Robespierre, où les enfants ont créé dans la cour de récréation une fresque gigantesque qui fait écho à celle réalisée dans le passage Elizabeth par les habitants du quartier lors de Traversées d’arts (9-13  mai). Et nous ne sommes pas au bout des surprises. Saviez-vous que les enfants du groupe scolaire Joliot-Curie s’étaient emparés des statues du parc Abel-Mézières en travaux ? Vous en retrouverez une lors de la fête de l’école, le 27 juin. Dans quel état ? A vous de voir…
Théâtre, cinéma, opéra, livre, la liste est encore longue et les projets nombreux. Tous ceux qui font l’objet d’un partenariat avec les services municipaux sont examinés par l’Observatoire de la réussite scolaire. « Ce qui nous anime, ce sont les enfants. Chaque fois que nous considérons qu’il faut faire bouger les lignes, nous le faisons ensemble », précise la responsable de l’Observatoire. Ainsi, plusieurs questions sont à l’étude. En particulier, le programme des classes charnières que sont le CM2 (passage vers la sixième) et le CP (passage vers le primaire). Pendant que les enfants seront en vacances, les adultes seront donc… au boulot.

 

Du livre… à l’écrivain !

« Ecrire, c’est comme ouvrir son cœur. » Voilà ce que retient Angeli de sa rencontre avec la romancière Marie Desplechin. Fin mai à Persépolis, le jeune garçon et ses camarades (quatre classes de CE2-CM1) ont pu échanger avec l’auteure dont ils avaient lu et étudié quelques livres. Son école, c’est Bachelet, où quatre enseignantes ont mis sur pied une semaine dédiée à la littérature. Un événement durant lequel les élèves ont notamment rencontré des bibliothécaires, organisé un rallye lecture et minutieusement préparé leur rencontre avec Marie Desplechin.

Auteur: 
Jacqueline Martinez / Photos : Jérôme Panconi, Pascal Raynaud