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Place forte du vinyle
Au marché Dauphine, il y a encore du bon vieux son qui gratte. Depuis plusieurs années, des disquaires réinvestissent les lieux : un carré complet, au 1er étage, leur est dédié. On y dégote de tout : du reggae et de la variété, du funk et du symphonique. Et pour toutes les bourses : plus de 400 euros la pièce rare, moins de 5 euros le lot de 5 LP. Comme chez KS Music, tenu par Karim Balkediah, « vingt ans dans le métier, dont neuf ici ». Ou chez Marc Rivière, autre figure connue des amateurs de vinyle, qui s’est posé voilà cinq ans. Même son de cloche chez Eric, installé depuis un an, « parce que le loyer est nettement moins cher qu’à Paris. L’ambiance est cool : si je n’ai pas le disque que recherche le client, je l’envoie chez un collègue. » Chez Mike Vitale, par exemple, un Anglais installé depuis 2009 dont les bacs regorgent de perles (jazz et black music) difficilement trouvables ailleurs.
La galette de cire noire fait de nouveau saliver les gloutons de bon son. La tendance fait s’inverser les compteurs : la part de vinyles ne cesse de croître dans les bacs. Pour le coup, la France s’est mise au diapason des États-Unis en célébrant son premier Disquaire Day le 16 avril 2011. Une première, sur le modèle du Record Store Day américain, créé en 2007. Le défilé dans les rayons confirma que de toutes les matières, c’est bien la wax que de plus en plus préfèrent.
Ce 21 avril, Sébastien participe à la seconde édition du « D Day ». Sa boutique, Copamusic (52 rue Jules-Vallès), est une référence historique. Depuis 1981 ! « Nous étions plus de 40 disquaires, j’avais 5 vendeurs. Et puis il y a eu le CD, la mauvaise réputation des Puces. Aujourd’hui, les jeunes reviennent, et comme les anciens clients me sont restés fidèles, notre chiffre d’affaires ne s’effondre plus ! » Bien au contraire. « Pour les dix prochaines années, le vinyle est la seule issue possible. »
À bon entendeur…
en bref
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2e Salon du disque des Puces au marché Dauphine les 26, 27 et 28 mai.














