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« Une guerre qui a longtemps refusé de dire son nom »

« Une guerre qui a longtemps refusé de dire son nom »

Roger Guérin, conseiller municipal délégué à l’histoire locale, la mémoire et la culture de paix

C’est une guerre qui a longtemps refusé de dire son nom. Nous avons un devoir de mémoire par rapport à tous ceux qui l’ont subie. Je pense notamment aux jeunes Audoniens mobilisés pour aller combattre en Algérie. C’était une guerre injuste. D’autant plus qu’elle était coloniale et qu’elle maintenait un système qui bafouait le droit des peuples. Le 19 mars 1962, date du cessez-le- feu, porte tout le symbole de la fin de la guerre et de ses horreurs, du début du processus d’indépendance de l’Algérie. C’était la seule solution, défendue par un puissant mouvement populaire en France. Et cela allait dans le sens de l’histoire après l’indépendance du Maroc et la Tunisie dans les années 1950. Aujourd’hui, il est important de garder à l’esprit tous ces événements et de se projeter dans un avenir commun avec les peuples de la Méditerranée.