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Quand le fantastique côtoie le réel

Quand le fantastique côtoie le réel

24 et 25 novembre
17/11/2011

La compagnie CFB 451 propose les 24 et 25 novembre L’ogresse des archives et son chien, des chorégraphes Christian et François Ben Aïm. Des ateliers « danse et théâtre » sont également ouverts aux amateurs.
L’enfant devient bourreau, le chaperon kamikaze, la princesse SDF, l’ogre femme voilée, etc. La pièce sous forme de fable loufoque évoque des personnages issus de notre mémoire collective (le petit chaperon rouge, le loup, la belle au bois dormant, l’ogre…) qui se métamorphosent en personnages actuels. Elle aborde ainsi des sujets d’actualité comme la violence ou la souffrance. Entre fantastique et réel, le conte est aussi un voyage intérieur. « L’humain est un thème récurrent dans nos créations, dévoile Christian Ben Aïm, chorégraphe. La relation avec soi-même et avec les autres nous intéresse. Ici, dans L’ogresse, on utilise la feinte, le dérisoire et l’absurde. C’est une façon plus ludique d’aborder notre société. » Pour ce faire, plusieurs disciplines artistiques – danse, cirque, musique, vidéo – sont réunies et mises en œuvre par neuf interprètes, dont deux musiciens qui jouent en direct.

L’ogresse des archives et son chien donne également aux Audoniens l’occasion de participer à des activités pédagogiques. En octobre dernier, Mélusine Thiry, vidéaste et illustratrice pour la création des frères Ben Aïm, a proposé « théâtre optique », en partenariat avec l’école municipale des beaux-arts : un atelier basé sur un jeu de surimpression et de miroir avec des « acteurs » rapetissés, évoluant dans des décors miniatures. En novembre, un atelier « danse et théâtre » est programmé. Un danseur de la compagnie CFB 451 proposera un exercice d’improvisation pour adultes amateurs. Pour l’heure, Christian et François Ben Aïm s’attachent à développer une relation directe avec le public. « Ce qui nous intéresse, c’est que les personnes soient emportées dans un univers poétique. Qu’elles puissent être transportées dans un voyage. Même si, parfois, le voyage peut s’avérer brutal… »

Auteur: 
Corinne Binesti / Photo : Arthur Péquin