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Les élus audoniens – Gilbert Haustant, Paul Macédo, conseiller municipal délégué au commerce, la maire Jacqueline Rouillon – et Manuel Cartier, président de l’Acada et des membres de son association se montrent ravis de la réouverture du kiosque.

Demandez la presse !

Centre-ville
Le petit kiosque à journaux de la rue du Docteur-Bauer est resté stores clos durant deux ans. Depuis le 18 juillet, Josiane Chabé lui a redonné vie.

Pour Jeanine, 83 ans, le rendez-vous est pris. Depuis deux mois, elle se rend tous les lundis au kiosque où l’attend son programme TV. « Il m’arrive de bousculer mes habitudes. Maintenant que j’ai un kiosque au pied de chez moi, j’achète des mots croisés. Avant, c’était trop loin, il fallait que j’aille jusqu’à la place de la République ! » Ce jour-là, le 28 septembre aux environs de 18 heures, elle a fait une autre entorse à son agenda pour être présente à l’inauguration du kiosque organisée par l’Association des commerçants et artisans dynamiques audoniens (Acada), qui a contribué à hauteur de 1 500 euros à la réouverture du lieu. Un événement auquel voisins et élus ont participé.
Voilà deux mois que Josiane, 60 ans, officie derrière son kiosque. Audonienne depuis toujours, elle ne fait pas figure de novice dans le secteur de la presse. « J’ai travaillé dans une librairie, rue des Rosiers, jusqu’à ce que mon patron vende sa boutique. J’ai eu envie de continuer. Les premiers temps n’ont pas été faciles. Il y a peu de clientèle durant la période estivale. » Mais très vite, les fidèles se sont multipliés. « Chaque jour apporte son lot de petits nouveaux. J’essaie de répondre au maximum aux demandes des lecteurs qui cherchent des revues spécifiques. » Pour chaque titre, elle gagne entre 15 et 20 % du prix de vente.
L’activité de kiosquier est en perte de vitesse un peu partout en France. « Saint-Ouen en compte quatre alors qu’ils étaient une dizaine il y a une décennie à peine, constate Manuel Cartier, président de l’Acada. Le déclin de la presse, le manque de dynamisme de l’entreprise gestionnaire des kiosques de presse ou encore les politiques d’abonnement lancées par les journaux, tout cela a participé à la fermeture des kiosques. » Une tendance que Josiane combat avec résolution sur sa ville.

Auteur: 
Géraldine Bouton / Photo : Pascal Raynaud